LOLcats : Nous lessive-t-on le cerveau?

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Les aristochats, c’était vrai au ciné, et encore plus sur le web ? Avec plusieurs centaines de millions de vues sur youtube, et au moins autant de sites qui leur sont dédiés, les chats semblent bien les seuls maîtres du royaume animal (sur internet). Le lion est au placard, les chiens à la ramasse et la vaine tentative des bébés hiboux de secouer le palmarès a tout du coup d’état avorté. Ninja cats, lolcats, nyan cats, ils ont envahi blogs, tumblr et même votre boîte mail.

En dépit de la chaîne alimentaire, votre souris est irrésistiblement attiré par le LOLcat. Pour expliquer cet étonnant succès, les plus grands spécialistes se sont penchés sur la question. On évoque aussi bien une irrémédiable sélection naturelle, un darwinisme numérique que l’influence occulte de leurs ancêtres égyptiens ou le lobby des croquettes Felix®.

Ces explications ont du mal à vous convaincre ? Monsieur Marcel vous dévoile le complot. Et si derrière cette avalanche se cachait une industrie chevronnée bien décidée à vous faire bouffer du kit & cat  à tout heure ? Aussi efficace et prolifique que l’industrie du porno, Kittywood a mis au point la recette du succès. Entre affaires de pussy, les règles sont les mêmes : scénari à la pelle, actrices triées sur le volet, costumes cheap et tournages minimalistes. Au besoin, on n’hésite pas à utiliser des poupées (gonflables).

Aux dernières nouvelles, ils nous préparent une vidéo de Justin Bieber déguisé en LOLcats dansant le gangnam style. Ça  promet d’être viral.  Mais dans ce monde cynique, certains revendiquent une forme d’expression esthétique et une production de qualité: filmer un chat c’est tout un art. A quand un oscar du meilleur LOLcats ?

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