Comment Omar Sharif a précipité la chute de l’URSS…

0
323

Quand on vous dit Omar Sharif, vous répondez PMU? Vous avez raison, car il est vrai qu’Omar Sharif nous a régalé pendant de longues années avec son spot   »le tiercé c’est mon dada ». Mais il n’ y a pas que ça. Et oui, Omar Sharif c’est aussi une belle carrière d’acteur. On retiendra notamment son rôle du Docteur Jivago dans l’adaptation au cinéma du roman de Boris Pasternak. Une histoire d’amour pas si innocente que ça, qui s’est retrouvée malgré elle,  prise au milieu d’une grande histoire de désamour : USA vs URSS.

Docteur folamour vs docteur Jivago ?

Comme l’agence de Langley vient de le révéler, ses agents avaient mis au point en 1958 un plan diabolique pour miner l’ennemi soviet. Pendant que les Soviétiques fabriquaient des Spoutniks et autres MIG , la CIA, de son côté, éditait un livre miniature, pouvant tenir dans une poche…Ce livre n’était autre que le Docteur Jivago, écrit par Boris Pasternak en 1956.

Comme nul n’est prophète en son pays, son bouquin était interdit en URSS. La raison ? Le livre en question n’était pas très orthodoxe. Il osait mettre en avant la dignité humaine, comme si le système communiste devait se soucier de l’existence de chacun. Pire encore, il osait parler de personnes non communistes avant la Révolution d’Octobre, alors que nous savons bien que ce type de personnes n’a jamais existé. Querelles d’historiens…

Tout le monde ne s’appelle pas Sartre…

A la découverte du manuscrit, les agents de la CIA eurent donc l’idée brillante de diffuser à grande échelle le livre pour en faire une arme de destruction intellectuelle massive. Entre potes de l’ouest, et profitant du bon vouloir du Pavillon du Vatican à l’Exposition Universelle de 1958, ils refourguèrent subtilement le bouquin miniature dans les poches de tous les soviets. Et hop, le livre passa de main en main à travers l’URSS. Rapidement, la mode fut de se balader dans son kolkhoze avec le dernier Pasternak dans sa doublure.

Histoire d’enfoncer le clou, les intellectuels occidentaux décernèrent le Prix Nobel de Littérature à Boris Pasternak, pour un livre qui n’avait pas d’existence officielle en URSS. Pour se venger, le gouvernement soviétique lui ordonna de ne pas se rendre à Stockholm pour la remise du Prix, ce à quoi il se plia. Il aurait quand même été plus classe de sa part qu’il dise, comme Sartre quelques années plus tard : « Je refuse le Prix Nobel parce qu’il est beaucoup trop tourné vers l’Occident ».

L’avis de Monsieur Marcel :

Quel fut finalement l’impact de l’ouvrage sur le cours de l’histoire et la chute de l’URSS ? Difficile de le savoir. Néanmoins des éléments de réponses peuvent être trouvés…en France. Rappelez-vous ces quelques lettres, écrites en couleur rouge et formant l’inscription « Omar m’a tuer ». Une action posthume des soviétiques?

Notez cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici